Qualité de vie au travail chez SOLVAY : comment passer du plan à l’action.

Qualité de vie au travail chez SOLVAY : comment passer du plan à l’action.

 

Le Dr Jean Faugeron, médecin du travail chez SOLVAY, explique la mise en place de la politique de Qualité de Vie au Travail (QVT) sur la plateforme chimique de Chalampé en Alsace, et son utilisation du théâtre d’entreprise pour sensibiliser.

 

De part la dangerosité des produits qu’elle utilise, la plateforme chimique de Chalampé est depuis toujours très attentive à la sécurité et à la prévention des risques. Depuis quand la Qualité de Vie au Travail  fait-elle l’objet de sensibilisation ?

 Les risques et la sécurité font partie de notre ADN, nous avons atteint une grande maturité sur ces sujets. Nous avons travaillé sur la Qualité de Vie au Travail plus tardivement, il y a quatre ans environ. Cette thématique axée sur l’humain était plus difficile à traiter, notamment parce qu’elle est moins mesurable. Mais aujourd’hui elle fait partie de nos priorités : nous avons signé en 2017 un accord sur la QVT avec les organisations syndicales.

 

Quels sont les enjeux de Solvay en terme de qualité de vie au travail ?

Nous sommes convaincus qu’en améliorant la qualité de vie au travail, nous allons améliorer nos performances individuelles et collectives. Nous travaillons sur plusieurs thématiques : la promotion de la santé et le renforcement de la sécurité, la qualité du management, l’amélioration de nos organisations de travail, l’équilibre entre la vie professionnelle et la vie personnelle.

 

Quelles ont été les actions mises en place pour l’amélioration de la QVT chez Solvay ?

 Nous avons mis en œuvre des actions de sensibilisation et de formation sur le stress et le harcèlement depuis quatre ans, destinées à nos collaborateurs et à leurs managers.

Nous avons également signé une charte de bonne conduite sur l’équilibre vie professionnelle/vie personnelle il y a deux ans.

Nous avons aussi créé sur notre site une commission paritaire de la qualité de vie au travail pour discuter de ces thématiques à partir d’indicateurs.
Enfin, nous avons mis en place début 2017 un outil innovant d’évaluation des impacts humains des changements d’organisation. Cet outil récompensé par le trophée « Responsible Care » de l’Union des Industries Chimiques nous permet de mesurer avec des critères précis les impacts des changements pour mettre en place des actions afin d’améliorer leur mise en œuvre au niveau humain.

 

 Pourquoi avez-vous fait appel à une société de théâtre d’entreprise comme A Nous de Jouer ! pour parler de la qualité de vie au travail durant les Journées Sécurité ?

Le sujet de la qualité de vie au travail est difficile d’accès, notamment parce qu’on a du mal à mesurer les progrès en la matière. Le théâtre d’entreprise nous a permis d’aborder le sujet de façon à la fois ludique et pédagogique. Le format d’A Nous de Jouer ! nous a vraiment plu car il alterne des scènes, durant lesquelles les salariés reconnaissent leurs problématiques, à des débats/échanges avec les salariés, qui permettent de libérer la parole.

 

Quelles ont été les répercussions suite à ces interventions d’A Nous de Jouer ! les 10 et 11 avril 2018 ?

Nous avons eu des répercussions à la fois individuelles et collectives. Sur le plan individuel, plusieurs salariés sont venus me parler de leur problème de burn-out suite à ces journées. Sur le plan collectif, les échanges engagés suite aux scènes ont fait remonter de nouveaux éclairages et besoins des salariés, ce qui nous a permis d’engager d’autres plans d’actions. A titre d’exemple, il est remonté qu’il était plus agréable de se parler en direct que d’abuser du mail : nous sommes en train de mettre en place un lieu convivial de dialogue informel sur le site !

 

 

 

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